Le 03/11/09
à 13:30
Ma Carlita,
Je t'écris cette lettre en raison de tes problèmes et de ton mal-être. Je sais, enfin, j'imagine qu'à l'interieur de toi, tout va mal. Malgré le sourire dessiné sur ton visage, il y a un point sensible auquel j'essaie de ne pas faire allusion lorsque tu es avec moi. Je me rappelle encore les moments que nous avons passé il y a onze années de cela. Des moments inoubliables, dans lesquels je puise mon énergie de chaque jour. Ce n'est pas une blague, j'y pense souvent, et maintenant que tu es revenue en France, nous allons pouvoir, à nouveau, passer de bons moments toutes les deux. Sans penser à ce lourd passé qui te poursuit. Tout cela est fini, ne t'inquiètes pas, je te le jure. Tu ne crains plus rien, tu es en sécurité ici. Je ferai tout pour que tu t'y sente bien. Mais tu vois bien que ces onze années qui nous semblaient interminables n'ont rien changé entre nous. Evidemment, nous avons grandis. Lorsque nous nous sommes quittées, nous avions six ans. Et maintenant, tu vois, nous en avons pratiquement dix sept . Quand tu étais encore loin de moi, chaque jour j'avais une pensée pour toi; toujours en esperant ton retour. Je regardais nos photos et j'avais souvent du mal à contenir mes larmes; comme à l'instant où je t'écris cette lettre. J'ai souffert de ton absence... Si tu savais à quel point... Complètement dans le flou, chaque jour qui passait, sans savoir ce qu'il t'arrivait ni ce qu'il te faisait. N'y penses plus. Nous sommes tous là, tu n'es pas seule. Je ne laisserai plus personne te faire du mal. Je te prends sous mon aile, en attendant que tu te reprennes bien en main et que tu puisses t'envoler de tes popres ailes. Tes larmes, je les secherai. Ton sourire, je lentretiendrai. Et ton rire, je le provoquerai, car jamais je ne m'en lasserai. Maintenant que tu es ici, tu es libre, libérée de toutes chaines et désertée de ces maux. Restes pres de moi; j'ai tant besoin de toi ma Carlita.
Tendres baisers à mon amie de toujours.
Camille.